lunes, 10 de noviembre de 2014

                      VENEZUELA: PROHIBIDO EXPORTAR

                                
  
La retórica gubernamental, sobre todo en el último año, ha insistido en la necesidad de estimular las exportaciones no petroleras.
¡Aleluya! ¡Al fin se les encendió el bombillo!, alborozados exclamaron algunos empresarios.
Pero la alegría duró lo que unos caramelos a la entrada de un kínder.
Lo que estamos viendo contraría lo anuncios. “Obras son amores y no buenas razones”, reza el dicho. A pesar de las buenas intenciones de uno que otro funcionario público de nivel medio o bajo, ya agobiado con las marchas y contramarchas de sus superiores, se reitera la misma absurda conducta.
La palabra publicitada no se condice con la práctica. Es más, en la realidad se está haciendo todo por desestimular o entorpecer una actividad, que en el discurso para el público de galería, se dice querer promover. El Decreto 1.190 y las reformas al Arancel de aduanas aplicado a las exportaciones son el ejemplo más claro de restricciones que están causando graves perjuicios a las empresas.
Disponer de un sector exportador más allá de la industria energética, es una vieja aspiración de ayer y de hoy de los sectores económicos nacionales que han creído siempre en que colocar nuestros productos en los mercados internacionales, forma parte de las conveniencias del país.
En momentos en que las arcas del Tesoro nacional aparentemente están necesitadas de más divisas y el gobierno anda buscando por todos los rincones más préstamos que le permitan cubrir sus compromisos nacionales y extranjeros, no se comprende que una actividad que puede reportar dólares o euros adicionales, sea tan descuidada por las autoridades públicas.
En la actualidad, las contradicciones e incongruencias entre oficinas gubernamentales son asombrosas.  Al igual que la política nacional, la de exportaciones no la entiende nadie. En ésta se mezclan la ignorancia, la incompetencia, la improvisación y la infaltable nefasta ideología refractaria a los negocios.
Una disposición legal se emite en una fecha y a los pocos días sale otra que la deniega o la hace oscura. Gacetas oficiales van y vienen, errores de impresión, reimpresiones, enredos y más enredos, requisitos y más requisitos, redacciones mal hechas, vuelven un laberinto kafkiano todo procedimiento. Y para rematar, cada funcionario hace su interpretación particular de las normativas, no pocas veces antagónicas entre sí.
Por un lado, se llama a exportar, y por otro, se prohíbe las exportaciones. Lo que un ministro dice, lo desdice o deshace otro más allá. Exportaciones financiadas por el mismo Estado se ven afectadas. Mayor caos institucional no puede concebirse.
En 1998, las exportaciones no petroleras de Venezuela representaban alrededor del 27 % de las ventas externas totales. Productos químicos, acero, aluminio, arroz, café y pescado formaban parte de esa oferta. En el 2012, aquellas alcanzaron apenas el 4%. En 15 años, un descalabro evidente.
Hoy dependemos más del petróleo que antes de la llegada del gobierno chavista. La diversificación de la economía y de los productos que enviamos a nuestros mercados externos, objetivo prioritario de cualquier país, en el caso del nuestro, ha retrocedido.
En Mercosur, bloque comercial al que hemos ingresado hace poco por capricho político del finado presidente anterior, nuestro desempeño es lamentable en tanto que exportadores. Allí, sólo vamos a comprar, porque vender en las condiciones desastrosas de nuestra economía, es una quimera.
En 1999, llegamos a exportar a ese mercado 980 millones dólares; en 2012, sólo 120 millones de dólares. El año pasado las exportaciones a ese mercado cayeron en un 20%.

Visto lo visto, parece que habrá que esperar nuevos tiempos. O cambia el gobierno su proceder, sus orientaciones económicas, o sólo quedará aguantar hasta que llegue uno distinto con claridad en lo que debe hacerse, y en particular, en el campo de las exportaciones no petroleras. Que ponga al frente de eso, no a aprendices de brujo, sino a gente que sepa de qué se trata el asunto.

EMILIO NOUEL V.
@ENouelV
 emilio.nouel@gmail.com



viernes, 7 de noviembre de 2014

Les nouvelles frontières de l’allégeance

LONDRES – Nous vivons une époque compliquée pour les États, et encore délicate plus pour les citoyens. En effet, ce garant traditionnel de sécurité et de bien-être essentiel que constitue l’État-nation, auquel les citoyens offrent en retour leur loyauté, se trouve aujourd’hui menacé – aussi bien sur les territoires nationaux que dans ce qu’il représente en tant qu’unité fondamentale des affaires internationales.
Loyauté et démarches d’association d’un nouveau genre mettent aujourd’hui à mal le rôle traditionnel des États. Certaines allégeances revêtent une nature géographique. Rien qu’en Europe, on dénombre au moins 40 régions aspirant à une certaine forme de séparation à l’écart du pays auquel elles appartiennent. D’autres types de loyauté reposent sur une appartenance identitaire – pas seulement religieuse ou ethnique, mais parfois inspirée par des intérêts communs sur le plan des affaires, de la politique, ou autre. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus nombreux à soutenir un certain nombre d’ONG que nous n’appartenons à quelque parti politique.
En somme, l’allégeance dont nous faisons preuve, et particulièrement dans le monde occidental, a rarement semblée aussi divisée qu’à l’heure actuelle. Amartya Sen, prix Nobel d’économie, a fait valoir que nous pouvions apprendre à vivre avec ces identités multiples, et même nous épanouir dans la diversité de citoyennetés et des loyautés que nous confère cette multiplicité.
Mais cette diversité n’est pas sans conséquence. Beaucoup d’entre nous travaillent ou détiennent des actions au sein d’organisation commerciales qui considèrent d’un mauvais œil les autorités fiscales et réglementaires nationales. De même, la plupart des pays occidentaux appliquent des modèles de prestations sociales qui déçoivent de plus en plus leurs citoyens, pour un coût financier bien souvent déraisonnable. Le refaçonnage mondial de la croissance économique vient punir ces pays développés qui appliquent un modèle de gouvernance caractérisé par des coûts, des impôts, et des avantages sociaux élevés. 
Les défaillances de l’État à l’occidental apparaissant nettement lorsqu’on compare celui-ci à un certain nombre d’entités survivantes et adaptatives, situées en d’autres régions du monde. La Chine incarne par exemple ce que l’on pourrait appeler l’État de la sécurité économique, en ce qu’elle s’efforce de recanaliser l’épargne domestique en direction d’une consommation des ménages afin d’appuyer la croissance du PIB et de susciter le soutien populaire, tout en faisant usage de sa puissance d’investissement à l’étranger pour mieux se ménager les matières premières et énergies que nécessite son industrialisation.
Sous la conduite du Premier ministre Narendra Modi, l’Inde pourrait bien se révéler imitatrice et semi-admiratrice de la Chine. La Russie, en revanche, apparaît davantage comme un État de la sécurité national, plus classique, jouant des inquiétudes de l’Occident afin de consolider son emprise croissante sur l’Ukraine, et de submerger l’opposition intérieure sous une déferlante de nationalisme assumé.
Ainsi vivons-nous dans un monde de désordre de l’évolution du concept d’État. Bien que certains en Occident espèrent ardemment le retour d’un État fort et unifié, la plupart d’entre nous ont compris que ce retour n’aurait pas lieu. Certains s’attendent en effet à ce que l’inventivité et l’internationalité d’un monde relié par des intérêts et des causes communes se révèlent tôt ou tard plus efficaces qu’un ordre façonné selon une juxtaposition de plus en plus contraignante d’États-nations.
En ce sens, la réussite économique de la Chine ou de l’Inde pourrait bien conduire ces États à leur perte, à mesure que les aspirations politiques de la classe moyenne rendent les arrangements actuels défaillants. De manière inverse, nous pourrions bien nous retrouver dans un monde composé dans sa moitié orientale de solides structures étatiques autoritaires, et dans lequel l’Occident adopterait des modèles d’association post-étatiques.  
La question de la gouvernance internationale consiste par conséquent à savoir comment élaborer un cadre d’institutions et de règles dans un monde constitué de structures organisationnelles concurrentes. La réponse des responsables politiques est alors désespérément prévisible : face à la Chine, et à une Russie renaissante, l’heure n’est pas à l’abandon de nos États et de notre diplomatie.   
Or, les systèmes d’autrefois ne fournissent plus les réponses adaptées, comme l’a démontré la Russie en ignorant royalement le Conseil de sécurité de l’ONU – incarnation suprême d’un système international fondé sur le concept d’État – que ce soit sur la question de l’Ukraine, ou dans son entrave à une solution pour la Syrie. Et bien au-delà du vacarme et des vociférations de leurs responsables politiques, les Russes – comme les Américains et les Chinois – aspirent probablement avant tout à un ordre international paisible et stable, leur permettant de subvenir aux besoins de leur famille, et d’apprécier les bienfaits d’un âge d’or de la globalisation du commerce et des technologies.
Un monde dans lequel la puissance dure des États s’oppose à la puissance douce des idées, des inventions et des mécanismes financiers transnationaux, a besoin de règles. Si nous ne trouvons pas le courage de concevoir un ordre mondial conférant aux acteurs non étatiques un rôle formel, nous en paierons tous le prix – en termes de budgets de la défense et, plus important encore, en termes d’opportunités globales perdues. Un tel manquement reviendrait à inviter les États à poursuivre une approche selon laquelle la puissance confère le pouvoir, et à se défiler quant aux mesures coordonnées dont notre monde a aujourd’hui besoin, par exemple en matière de réglementation financière et d’environnement.
Bien entendu, les États n’ont pas le monopole des mauvais comportements. L’internationalisation des activités économiques favorise en effet non seulement les affaires, mais fait également le jeu de la criminalité organisée et d’un certain nombre d’individus souhaitant se libérer de toute réglementation effective. Les États-Unis exploitent aujourd’hui la brèche, en recourant bien souvent à une utilisation extraterritoriale draconienne de leur système judiciaire, et en contrôlant le système bancaire international afin d’imposer une stricte justice des frontières.
Tout cela n’est pas satisfaisant. Nous avons besoin d’un système légitime de règles, de normes et d’institutions, élaboré par des acteurs à la fois privés et étatiques, qui reflète la nature de plus en plus globale de l’activité économique, politique et sociale, dans la mesure où le vieux concept d’État perd de sa superbe, et doit aujourd’hui coexister avec un patchwork de structures d’association non étatiques.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Mark Malloch Brown, a former UN deputy secretary-general and UK Foreign Office minister of state for Africa, is a member of the World Economic Forum Global Agenda Council on Global Governance

Project Syndicate.

miércoles, 5 de noviembre de 2014

LA ERA DEL DESORDEN


Photo of Richard N. Haass
RICHARD N. HAASS


NUEVA YORK – No es fácil reconocer las eras históricas antes de que terminen. El Renacimiento sólo llegó a ser el Renacimiento en retrospectiva; lo mismo puede decirse de la Edad Oscura que lo precedió, y de muchas otras eras. La razón es simple: ante cualquier acontecimiento, sea prometedor o preocupante, es imposible saber si es un hecho aislado o señal del inicio de una tendencia duradera.
Sin embargo, me atrevo a asegurar que estamos presenciando el fin de una era en la historia mundial y el comienzo de otra. Ya pasaron veinticinco años desde la caída del Muro de Berlín, que puso fin a cuarenta años de Guerra Fría. Siguió una era de predominio estadounidense, mayor prosperidad para muchos, aparición de numerosas sociedades y sistemas políticos relativamente abiertos, y difusión de la paz, incluido un importante grado de cooperación entre las principales potencias. Pero esa era terminó, y su fin preanuncia el inicio de una época mucho menos ordenada y pacífica.
Medio Oriente está en los albores de una Guerra de los Treinta Años moderna, donde las lealtades políticas y religiosas serán motor de conflictos prolongados, y a veces feroces, dentro y a través de las fronteras nacionales. Rusia, con su accionar en Ucrania y otros sitios, desafió lo que venía siendo un orden europeo mayormente estable y basado en el principio jurídico de no aceptar la toma de territorios por la fuerza militar.
Aunque la mayor parte de Asia está en paz, es una paz precaria que puede deshacerse de un momento a otro, por la gran cantidad de conflictos territoriales no resueltos, el nacionalismo creciente y la escasez de ordenamientos diplomáticos (bilaterales o regionales) capaces de prevenir o moderar enfrentamientos. Entretanto, los esfuerzos internacionales por frenar el cambio climático, promover el comercio internacional, fijar reglas nuevas para la edad digital y prevenir o contener brotes de enfermedades infecciosas han sido inadecuados.
Todo esto se debe en parte a cambios fundamentales en el mundo, entre ellos la extensión del poder a una cantidad creciente de actores estatales y no estatales (desde milicias y organizaciones terroristas hasta corporaciones y ONG). Ya en mejores circunstancias sería difícil controlar las emisiones de gases de efecto invernadero y los flujos globales de drogas, armas, terroristas y patógenos; mucho más cuando falta consenso respecto de lo que hay que hacer, y cuando habiendo consenso, falta voluntad de hacerlo.
Otras razones del creciente desorden global surgen de Estados Unidos. La Guerra de Irak, en 2003, exacerbó las tensiones entre sunnitas y shiítas, y eliminó una barrera crucial contra las ambiciones iraníes. Más cerca en el tiempo, Estados Unidos pidió un cambio de régimen en Siria, pero luego no ayudó a producirlo, incluso después de que las fuerzas del gobierno, desoyendo advertencias estadounidenses, usaron más de una vez armas químicas; el resultado fue un vacío regional que llenó el Estado Islámico. Y aunque formuló una nueva política de mayor presencia en Asia (el denominado “giro estratégico”), Estados Unidos hizo poco por concretarla.
Estos y otros hechos extendieron las dudas sobre la credibilidad y confiabilidad de Estados Unidos, lo que llevó a cada vez más actores estatales y no estatales a actuar en forma independiente.
La creciente inestabilidad global también tiene razones locales. En Medio Oriente sobra intolerancia y faltan acuerdos sobre las fronteras entre gobierno y sociedad, o el papel de la religión. Entretanto, los países de la región y sus vecinos poco hacen por impedir el ascenso del extremismo o confrontarlo allí donde aparezca.
La Rusia de Vladímir Putin parece decidida a usar la intimidación y la fuerza para recuperar partes del antiguo imperio. Europa tiene cada vez menos medios y menos voluntad para cumplir un papel internacional significativo. En Asia, demasiados gobiernos toleran y alientan el nacionalismo, en vez de preparar a sus poblaciones para el logro de acuerdos negociados, difíciles pero necesarios, con sus vecinos.
Esto no quiere decir que vayamos rumbo a una nueva Edad Oscura. La interdependencia pone un freno a lo que los gobiernos pueden hacer sin dañarse a sí mismos. La economía mundial logró cierta recuperación respecto del abismo en que estaba sumida hace seis años. Hay estabilidad en Europa, lo mismo que en América Latina y una parte cada vez mayor de África.
Además, podemos resistir y frenar el nuevo desorden. Las negociaciones internacionales pueden alejar la posibilidad de que Irán desarrolle armas nucleares, lo suficiente para que sus vecinos no sientan necesidad de atacarlo o desarrollar esas armas para sí. Pueden tomarse medidas para debilitar militarmente al Estado Islámico, reducir su acceso a dinero y nuevos combatientes, y proteger algunos de sus posibles blancos. Las sanciones y la caída del precio del petróleo pueden convencer a Rusia de retroceder en Ucrania. Los gobiernos asiáticos todavía pueden optar por forjar acuerdos regionales que refuercen la paz.
Pero es probable que todo esto se vea constreñido por la política interna de los países, la ausencia de consenso internacional y la pérdida gradual de influencia de Estados Unidos, al que ningún país puede reemplazar y al que pocos están dispuestos a ayudar a promover el orden. El resultado será, en comparación con el período posterior a la Guerra Fría, un mundo menos pacífico, menos próspero y menos capaz de resolver los desafíos que enfrente.
Traducción: Esteban Flamini



GOBERNAR UN MUNDO SIN ORDEN


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ANNE MARIE SLAUGHTER

WASHINGTON, DC – ¿Podemos desarrollar un orden internacional que mantenga la paz y les permita a los países jugar según sus propias reglas? Ese es el interrogante que Henry Kissinger plantea en su nuevo libro World Order. Desafortunadamente, es la pregunta equivocada.
Según la definición de Kissinger, "orden mundial" es un concepto de meros acuerdos internacionales "pensado para aplicarse a todo el mundo". Antes de la llegada de la Unión Europea, por ejemplo, Europa concebía al orden mundial como un equilibrio de las grandes potencias, en el que podían convivir múltiples religiones y formas de gobierno.
Como civilización y religión, el Islam concibe el orden mundial óptimo de manera muy diferente -como un califato, en el que la fe y el gobierno están entrelazados y la paz prevalece a través de Dar al-Islam, o la casa del Islam-. Esa, por cierto, no es la creencia de todos los musulmanes o de los gobiernos de estados mayoritariamente musulmanes, pero el radicalismo abrazado por grupos como el Estado Islámico intenta diseminar no sólo códigos de conducta sino toda una visión del mundo.
En la opinión de Kissinger, están surgiendo concepciones opuestas del orden mundial no sólo en Oriente Medio, sino también en Asia. China actualmente está jugando según las reglas internacionales, pero cada vez más da a entender que espera ser tratada como el primero entre los pares de la región (la misma insistencia de Estados Unidos durante mucho tiempo respecto de su posición en América). Pero, conforme China se vuelve más fuerte y exige lo que, a su entender, es su posición histórica en Asia y el mundo, ¿cuánto tiempo esperará para insistir en la reformulación de las reglas internacionales?
Rusia está abiertamente rompiendo esas reglas y ya no se preocupa en justificarse bajo el derecho internacional. Por el contrario, hace alarde de reclamar territorios alguna vez gobernados por el Kremlin y amenaza con usar la fuerza para "proteger" a los rusos étnicos de supuestas amenazas.
Cuando Rusia anexó a Crimea en marzo pasado, Kadri Liik del Consejo Europeo sobre Relaciones Exteriores señaló la marcada diferencia en la manera en que manejó su invasión de Georgia en 2008. El gobierno ruso esencialmente provocó a Georgia para que atacara primero y luego pergeñó una justificación destinada a mostrar que sus acciones eran compatibles con el derecho internacional. Pero esta vez, escribió Kadri, "Moscú ha desafiado todo el orden europeo post-Guerra Fría, junto con su sistema de reglas".
La esperanza de Kissinger es que estos países y potencias crecientes como la India y presuntamente Brasil (deja a América Latina fuera de su recuento de órdenes mundiales) puedan forjar un acuerdo sobre un conjunto de reglas que todos considerarán legítimas, manteniendo así un equilibrio de poder global estable. En su opinión, el principio westfaliano de multiplicidad será crítico, ya que habrá que permitirles a los diferentes países y civilizaciones operar según principios domésticos muy diferentes.
Un orden mundial efectivo para el siglo XXI, sin embargo, debe hacer mucho más que mantener la paz. Kissinger se centra en las relaciones entre estados -en cómo, desde la perspectiva de un país, evitar la guerra con otros países disuadiéndolos a la vez de una agresión u otras acciones que probablemente desestabilicen un equilibrio de poder regional o global-. Ahora bien, una lectura de los titulares de hoy sugiere que lo que más probablemente mate y desplace a millones, si no cientos de millones, de personas en las próximas décadas sean amenazas globales como pandemias, el cambio climático y las redes terroristas y criminales -no una guerra entre estados.
Sí, la invasión de Ucrania por parte de Rusia arrojó más de 3.000 muertes. Pero las proyecciones actuales de la propagación del virus del ébola predicen un millón de casos en enero. De acuerdo con la Organización Mundial de la Salud, la epidemia de VIH/SIDA fue responsable de la muerte de 36 millones de personas, aproximadamente diez millones más que la cantidad estimada de muertes militares en la Segunda Guerra Mundial, además de otros 35 millones de personas infectadas.
Muchas de estas amenazas globales están estrechamente vinculadas con la guerra, pero una guerra no tanto interfronteriza sino más bien librada al interior de las fronteras. Consideremos que aproximadamente dos tercios de la población de Siria ha sido desplazada por la guerra civil del país, mientras que millones viven de manera miserable en campos de refugiados.
El estado desastroso de la atención médica en Liberia y Sierra Leona, dónde el ébola está haciendo estragos, refleja décadas de una guerra civil horrible en ambos países. La violencia en curso en la región de los Grandes Lagos de África, que se ha cobrado millones de vidas civiles, está arraigada en el genocidio de Ruanda de 1994 y en la resultante inundación de refugiados hutu en los estados vecinos.
Las sequías y las inundaciones causadas por el cambio climático harán que millones de personas tengan que desplazarse, primero a ciudades superpobladas e irascibles para luego cruzar fronteras. Rusia y Canadá tal vez estén felices de recibirlos ya que existen vastas extensiones de tierra disponibles, pero muchas otras partes del mundo ya están atestadas, lo que se traduce en conflicto.
Mantener la paz es esencialmente una cuestión de limitación o restricción. Una cooperación global efectiva requiere mucho más. Los gobiernos deben poder aunar esfuerzos, junto con actores vitales de la sociedad empresaria y civil, para adoptar planes de acción integrales.
Esos planes, a su vez, requieren de financiación, mano de obra, voluntad colectiva y capacidad de implementación. Sin embargo, hoy, frente a un virus que mata a la mitad de las personas infectadas y la perspectiva de que pueda diezmar una región entera de África, afectar los viajes aéreos y poner a gente en cuarentena a nivel global, el mundo ha ofrecido sólo una fracción de la asistencia financiera y material necesaria.
Vivimos en un mundo de problemas globales y de soluciones esencialmente nacionales. La necesidad de instituciones que puedan responder de manera rápida y efectiva, como lo hace el gobierno doméstico en estados bien gobernados, es más grande que nunca. Las instituciones post-Segunda Guerra Mundial se han vuelto insuficientes.  Es hora de reformarlas -y de diseñar nuevas estructuras y herramientas destinadas a abordar los problemas globales.
                  LAS IDEOLOGÍAS, LOS POLÍTICOS Y EL HEMISFERIO AMERICANO

                                                  


                             “El poder de la ideas, y especialmente de las ideas morales y religiosas,
                                es al menos tan importante como el de los recursos físicos”


                                                                                                     Karl Popper


La fuerza e influjo de las ideas, ideologías y creencias sobre quienes impulsan el curso que toman los acontecimientos políticos-sociales y generan los cambios económicos, es una verdad incontestable en todo tiempo y lugar; es casi una perogrullada repetirlo, no hacen falta mayores demostraciones empíricas.
En su afán de imaginar utopías, diseñar modelos de sociedades, edificar estructuras políticas o justificar intereses individuales o de grupo, el hombre, armado de diversas visiones sobre los acontecimientos de la vida, ha perseguido con pasión sus objetivos de preservación o de transformación  de la realidad a lo largo de la historia.
Sabemos que incluso Platón no fue un filósofo alejado de la política de su tiempo; no pudo escapar a la tentación de llevar a la práctica sus ideas. Recuérdese sus tres viajes a Siracusa con el propósito de convertirse en consejero de reyes que pudieran concretar sus formulaciones políticas.
No hay duda de que las ideologías y creencias constituyen el acervo intelectual del que los hombres se han nutrido o inspirado con miras a sus ejecutorias públicas o privadas. 
El hemisferio americano, desde una perspectiva histórica, ha sido vasto espacio para la promoción y concreción de ideas provenientes del mundo occidental al que pertenece, pero también es vivero primigenio de algunas propias que pusieron en obra los que construyeron durante siglos nuestro continente. Octavio Paz decía que “La utopía americana es una mezcla de tres sueños: el del asceta, el del comerciante y el del explorador. Tres individualidades”.
Por su parte, el profesor argentino Carlos Altamirano ha señalado en un importante estudio colectivo sobre los intelectuales de América Latina, que sus elites culturales han sido actores importantes que han operado como articuladores entre los centros culturales metropolitanos europeos y la región.
Así, en el que fue alguna vez llamado “Nuevo mundo”, han confluido durante siglos diversas culturas y tradiciones que han contribuido a la conformación de un variopinto grupo humano, cuya “mezcla” nos confiere ciertas peculiaridades, sin que ello nos desligue o diferencie de manera tajante de nuestras raíces múltiples, algunas con improntas mayores que otras, todo dependiendo de la región particular de que se trate.
No obstante, sin desconocer aquellos orígenes heterogéneos, hoy por hoy, pertenecemos a lo que se conoce como civilización occidental, y a sus rasgos fundamentales estamos adscritos.
Las ideas políticas y económicas que se desgranan de ese enorme patrimonio histórico han repercutido en todos los campos del quehacer de nuestro continente, en especial, en relativo a las relaciones hemisféricas.   
Obviamente, tales ideas afloran en entornos históricos muy concretos, bien sean locales o exteriores, impulsadas por fuerzas sociales o individualidades de prestigio.
Nuestro hemisferio ha sido escenario en que las viejas y modernas corrientes políticas han operado, con mayor o menor influencia. Liberales, conservadores, nacionalistas, socialdemócratas, demócrata-cristianos, humanistas, marxistas, fascistas, indigenistas y hasta ideologías híbridas, han probado suerte allí, siendo sus performances harto conocidas.
En el curso que han seguido la interdependencia y la integración económicas en nuestro continente, y en particular, en América Latina, aquellas han tenido, sin duda, un impacto decisivo. En nuestra historia particular, ellas han sufrido un proceso de adaptación con consecuencias felices en unos casos, o infortunadas en otros.
Los actores políticos determinantes o influyentes han asumido posiciones frente al tema, cada uno desde sus particulares perspectivas e intereses.
En la actualidad, a pesar de que algunos llegaron a hablar del fin u ocaso de las ideologías, éstas siguen siendo inspiradoras de muchos líderes políticos, sociales y/o empresariales. De allí que las políticas que éstos formulan, diseñan y/o acometen sean el producto inmediato de aquellas visiones.  
Vislumbrar con claridad el itinerario que seguirá la dinámica integradora económico-comercial y política en el ámbito regional y las negociaciones que van aparejadas a ella, así como la suerte que correrán en lo sucesivo los distintos esquemas de relacionamiento vigentes o propuestos, no resulta una tarea fácil, por la complejidad de los asuntos envueltos, los diversos actores, las variables en liza, el entorno global y los puntos de vista que entran en acción.
En un mundo preñado de incertidumbres, avizorar con claridad lo que nos traerá el futuro, nos exige un esfuerzo de comprensión de los nuevos fenómenos político-económicos-tecnológicos, pero también tener siempre presente la experiencia histórica, los aciertos y fracasos de las ideas puestas en práctica por líderes sociales y gobernantes, para así evitar caer en los mismos errores que tantas oportunidades nos han hecho perder, manteniéndonos en rezago relativo respecto de otros países y regiones.

EMILIO NOUEL V.
@ENouelV

emilio.nouel@gmail.com 

viernes, 24 de octubre de 2014

LA PERSECUCIÓN POLÍTICA EN VENEZUELA NO CESA

                                            

La persecución contra la oposición democrática en Venezuela por parte del gobierno autoritario no da tregua.
Ni siquiera porque está embarrancado aceleradamente en los sondeos de opinión y lleva a cuestas una seria crisis financiera, se detiene en su deriva represiva. Lo que a cualquier gobernante racional llevaría a moderarse, frenarse, reflexionar un poco e incluso a dialogar con sus adversarios políticos, en el caso nuestro, mas bien, se pisa irresponsablemente el acelerador de la crispación política, profundizando los conflictos. 
A pesar de ciertos eventos que nos pudieran hacer pensar lo contrario,  cada día se reafirma ante el mundo la percepción de la condición despótica de los que mandan en Venezuela, su talante irrespetuoso de la ley, su vocación violenta. Son muy pocos los que siguen defendiéndolo a pie juntillas, y en su mayoría, por conveniencia.
En los círculos políticos globales, en muchos gobiernos, en un sin número de instituciones internacionales públicas y privadas, y en la prensa mundial, no son un secreto las acciones arbitrarias violadoras de los derechos humanos perpetradas por el poder militar-civil en nuestro país.
Mencionar a Venezuela en el exterior, lamentablemente, dispara sentimientos de rechazo, cuando no, de compasión. Los comentarios son, principalmente, negativos acerca de su clima político, de su régimen de gobierno, de su economía derrumbada. 
Son harto conocidos los pronunciamientos, las sentencias y recomendaciones de organismos e instancias judiciales condenatorios de la conducta antidemocrática del gobierno venezolano. 
A los casos insólitos contra los alcaldes Scarano y Ceballos, y el dirigente político Leopoldo López, se suman ahora los procedimientos judiciales o las amenazas de plantearlos contra Juan Carlos Caldera, Ismael García, Carlos Ocariz y Antonio Ledezma.
El gobierno, en lugar de resolver los graves problemas que estamos padeciendo, en una suerte de huida hacia adelante, forja casos penales sin fundamento, como ha sido la práctica de todo régimen opresor.
Con ello, además, pretende hacer olvidar a la población de sus problemas, distrayéndola con mentiras e infamias en las que ya casi nadie cree.
A estas infames acciones han incorporado a una administración de justicia arrodillada frente al poder, la que en forma nauseabunda le da cobertura “legal” a todos los desmanes que se cometen.
Una limpieza a fondo habrá que hacer del Estado cuando se recupere la libertad. Mientras, todos los demócratas deben repudiar con fuerza esta oleada represiva con la que se sigue jugando con fuego.

Emilio Nouel V.
@ENouelV
  


La función de los bancos


               ANA BOTIN
La magnitud de los desafíos a los que se enfrentan actualmente los bancos no tiene precedentes. Son cambios profundos y de calado. Y todos exigen un cambio en la manera de hacer banca. El mayor desafío proviene de los nuevos hábitos del consumidor. El cliente siempre ha sido el rey, pero el rey tiene ahora más poder que nunca. Eso es consecuencia en buena parte de la tecnología digital. La revolución digital da al cliente más posibilidad de elección e información que nunca. Este cambio exponencial es creativo y disruptivo a la vez: desplaza modelos de negocio legendarios y crea otros en cuestión de meses, incluso semanas.
Mientras tanto, la confianza en los bancos nunca ha sido tan baja y la avalancha de nueva regulación para evitar que se repita la crisis financiera nunca ha sido tal alta. Y, además, nos enfrentamos a la posibilidad de un menor crecimiento en los países desarrollados con baja inflación constante, bajos tipos de interés y poco crecimiento del crédito.
¿Qué se puede hacer para extender la recuperación a más países de forma que los beneficios del crecimiento favorezcan a todos los sectores y hogares?
Para apoyar la recuperación, es positivo el que las autoridades monetarias y fiscales sigan desarrollando políticas que apoyan la demanda y aumentan la confianza. En cuanto a los Gobiernos, continuar con las reformas estructurales para aumentar la flexibilidad, la inversión, la productividad y el empleo. Apoyar a los empresarios, grandes o pequeños, es prioritario, porque son las empresas las que impulsan la creación de empleo. España es un buen ejemplo de los beneficios de estas reformas, como se mencionó repetidamente en las reuniones del FMI en Washington a principios de octubre.
Para cumplir adecuadamente nuestra función, y para crecer y retener clientes en la era digital, lograr la fidelidad de los clientes es esencial. Tenemos que ser capaces de anticiparnos y crear relaciones estables a largo plazo. Esta es la manera de obtener un retorno sostenible para nuestros accionistas.¿Cómo deberían responder los bancos? Para empezar, habría que recordar algo muy sencillo: nuestra función. Los bancos existen para contribuir al progreso de las personas y las empresas. Está en nuestra mano apoyar el crecimiento, generar riqueza, crear puestos de trabajo e invertir en la sociedad en la que desarrollamos nuestra actividad. Si no cumplimos nuestra función, no progresan ni los bancos ni la sociedad a la que servimos. Y si actuamos con negligencia se destruye la confianza de la sociedad. Demasiados banqueros perdieron de vista su función básica antes de la crisis. Para restaurar la confianza, tenemos que repensar la forma en que trabajamos y nos comportamos. En Santander, queremos hacer una banca sencilla, cercana y transparente.
Para ello, los bancos deben innovar. Al mismo tiempo que construimos relaciones personales, cara a cara con nuestros clientes en las sucursales, ahora también debemos ofrecer un servicio excelente por Internet y por teléfono. Nuestros procesos deben cambiar. Puede que seamos grandes empresas, pero necesitamos el espíritu de una start-up. Debemos adaptarnos a la revolución digital y, al mismo tiempo, tomar siempre decisiones prudentes.
El papel de los reguladores está siendo fundamental para hacerlo. Cuando el G20 se reúna en noviembre en Brisbane, el programa de reformas que se lanzó en 2009 estará prácticamente terminado. Los requisitos de capital de los bancos (teniendo en cuenta la cantidad y la calidad del capital) se han multiplicado por siete como resultado de estas reformas, según el Consejo de Estabilidad Financiera.
Esta nueva regulación debe ser capaz de responder a las siguientes cuestiones. ¿Permite a los bancos cumplir con su función, ayuda al progreso de personas y empresas, y contribuye así adecuadamente al crecimiento? La nueva estructura regulatoria, ¿permite que los bancos quiebren sin necesidad de ayudas públicas?
Encontrar el equilibrio adecuado entre objetivos que compiten entre sí: reforzar el capital y la liquidez; reducir la complejidad; aumentar las posibilidades de resolución, y mejorar la conducta en los negocios, al tiempo que se permite a los bancos apoyar el crecimiento, no es tarea fácil.
Por ejemplo, la separación o prohibición de algunas líneas de negocio puede ser necesaria para reducir la complejidad en determinadas entidades pero, si se aplica a todos los bancos, podría limitar el acceso a los servicios bancarios y aumentar el precio de determinados productos a clientes minoristas y pymes.
Dicho todo esto, obviamente necesitamos cambiar. En Europa, la crisis demostró que el crecimiento y la estabilidad requieren no sólo bancos sólidos, sino un marco institucional europeo reforzado. Desde entonces, hemos dado pasos muy importantes para poner las bases de una unión bancaria, que nos ayudará a eliminar incertidumbres por medio del control de calidad de los activos (AQR), las pruebas de resistencia (stress tests) y el supervisor único. Además, facilitará la reestructuración ordenada o la resolución de los bancos en crisis. La unión bancaria preparará el escenario para una mayor integración, eficiencia y competitividad.Por otra parte, un ratio de apalancamiento puede ser necesario para evitar el exceso de endeudamiento del sistema en su conjunto. Pero si se convierte en la principal restricción de capital para algunas entidades podría poner en cuestión la premisa fundamental de “a más riesgo, más capital” y, por tanto, crear incentivos perversos para los bancos. Aunque tenga sentido a más largo plazo tener un requerimiento de capacidad de absorción de pérdidas que asegure que el coste de una crisis bancaria lo paguen los acreedores y no el contribuyente, eso no debería implicar cambios en las estructuras de financiación que favorezcan tomar deuda en lugar de depósitos.
Esto plantea a los bancos el desafío de pensar de forma diferente. Hemos visto la eurozona como si se tratara de la suma de diversos mercados, pero para el Banco Central Europeo, y para nosotros en Banco Santander, a partir de ahora será uno solo: un reglamento, un supervisor, un mercado. Esta nueva estructura debería impulsar el crecimiento de la economía europea, algo que no se reconoce suficientemente.
El éxito a largo plazo de Banco Santander será juzgado en función de nuestros beneficios y nuestra rentabilidad. Pero lo que realmente impulsará nuestro negocio y generará crecimiento sostenible serán las relaciones que tengamos con nuestros empleados, nuestros clientes, nuestros accionistas y con la sociedad a la que servimos. Si nuestros empleados se sienten motivados, comprometidos y reconocidos, se esforzarán al máximo por los clientes. Si estos reciben un servicio excelente y sienten que estamos de su lado, contarán más con nosotros. Si esto ocurre, los resultados mejorarán y los accionistas se quedarán con nosotros e invertirán más. Esto ayudará a que podamos hacer más para apoyar a la sociedad y el círculo virtuoso volverá a empezar.
El objetivo es común para autoridades y entidades: bancos estables y prudentes, pero innovadores y ágiles. Al tiempo que terminamos de definir la nueva regulación, confío en que no olvidaremos a los millones de personas, particulares y empresas, a los que tenemos que servir y apoyar.
Ana Botín es presidenta de Banco Santander

martes, 14 de octubre de 2014

EXXON-MOBIL Y ROSITA ALVIREZ

Lo que para un ser humano normal y corriente sería algo negativo, desastroso, para los que gobiernan a Venezuela es todo lo contrario. Un fracaso estruendoso y evidente de una política cualquiera es triunfo fulgurante para los revolucionarios bolivarianos. La quiebra económica es auge, la ruina es desarrollo. El infierno es el cielo.
Por arte de no sabemos qué mecanismo psicológico insondable y retorcido, los líderes oficialistas son capaces de ver portentos en una situación o actuación a todas luces catastrófica. Y no se trata de que sean optimistas o muy dados a ver siempre el vaso medio lleno. No.
Ni siquiera la razón es porque, como políticos, estén obligados a resaltar lo bueno del gobierno propio y minimizar sus desaguisados, cosa natural en la política. No.
De lo que se trata, en el caso que nos ocupa, es que se llega a menudo al absurdo de valorar o emitir opiniones ayunas de un mínimo de racionalidad, y lo hacen sin ruborizarse, con el mayor caradurismo. Decir que algo es blanco cuando está claro que es negro, es prueba de que algo no funciona bien en esas mentes. Son expresiones que nos hacen pensar en que creen que los venezolanos somos unos imbéciles, o que son ellos los imbéciles.
Para el gobierno chavista, sus notorios descalabros son grandes éxitos.
Basta ver el deplorable y criminal estado en que han colocado a las empresas del Estado y las que han estatizado. Abandonadas, destruidas, quebradas y saqueadas. Y sin embargo, dicen que marchan a las mil maravillas. El estropicio que todos observamos, cifras en mano, ellos no lo ven. Siguen despilfarrando dinero en ellas, sin atacar las causas de su derrumbe.
El control de cambios está arruinando el país, y ellos lo celebran como un gran avance de la revolución, porque de suprimirlo -Aristóbulo dixit- los tumbarían.  La inflación es la más alta del mundo, y para el gobierno es una insignificancia que no amerita mayor atención ni referencia. Las deudas externa y doméstica están poniendo en jaque la economía, y esto les parece normal.
Carlos El Chacal, matón serial, cruel y despiadado, es un héroe loado y admirado por la revolución, al igual que el asesino revolucionario más famoso: el Che Guevara.
A los hampones metidos a políticos se les rinde honores de jefe de Estado y sus nombres son utilizados para designar programas gubernamentales. 
Es un mundo al revés el que viven los que desgobiernan al país. Es un cambalache, como el tango aquel.
La última manifestación de este mundo invertido es lo declarado por Rafael Ramírez con ocasión de la condena a Venezuela en el CIADI.  Condena, repito, no victoria.
Cuando se va a un juicio, para poder decir que se es victorioso al final, hace falta, en primer lugar, no ser condenado y cobrar, o al menos, no pagar suma alguna. 
En el caso de EXXON-Mobil, provocado por una conducta demencial expropiatoria, del bolsillo de los venezolanos hay que sacar la bicoca de 1.600 millones de dólares, independientemente de que ya se ha pagado una parte, de que los demandantes hayan aspirado a una cantidad mayor, o de que la expropiación haya sido conforme a derecho. Lo que queda claro es que pagamos un montón de dinero que requerimos para muchas necesidades (Alimentos, medicinas, materias primas, estudiantes en el exterior, repuestos, etc). Regodearse en lo meramente “jurídico-formal” es no ver el daño causado, el contexto del problema, y las consecuencias económicas para el país.
Haber sido victorioso en esa controversia hubiera significado no haber pagado nada, o reportar al país algún beneficio, lo que no fue así.  No sólo el tesoro nacional deberá responder con tal cantidad, también tendrá que contabilizar el pago por concepto de abogados, unos cuantos millones de dólares.
Esa controversia era innecesaria. Haberla provocado es un daño que se le inflige a la nación, a los venezolanos, que muy mal la estamos pasando con la escasez y el alto costo de la vida, sin mencionar el resto de las desgracias que se han echado sobre nosotros en los últimos 3 lustros. Exponer al país de manera irresponsable a ser demandado es un acto de corrupción, de perjuicio al patrimonio público.
La Venezuela chavista, un mundo al revés. Como en la ranchera Rosita Alvírez, el día que condenaron a Venezuela en CIADI estaba de suerte, de tres tiros que le dieron, nomas uno era de muerte.

EMILIO NOUEL V.
@ENouelV